L'icône de Notre Dame du Perpétuel Secours

L’élan de Jésus vers sa Mère.

 

En entrant dans la chapelle, juste à votre droite, vous pouvez apercevoir au fond, une icône.

C'est une strastaïas, Notre Dame du Perpétuel Secours.

N.D. du Perpetuel Secours N.D. du Perpetuel Secours  

Notre Dame du Perpétuel Secours

Fête le 27 juin.

 

Les STRASTAÏAS ou Vierges des douleurs, apparaissent dès le XIIe siècle dans la peinture byzantine. Certains auteurs pensent qu'elles peuvent être encore plus anciennes. Elles se multiplient aux XIVe et au XVe siècle. Au XVe siècle, un iconographe crétois Andrea RICCO (ou RITZOS), crée l'archétype d'une vierge douloureuse particulière qu'on appellera “Notre Dame de la Passion” ou “Notre Dame du Perpétuel Secours” ou encore, en Russie, “Strastaïa", “Notre Dame du pressentiment de la Passion”, “Notre Dame de l'incarnation Rédemptrice” ou “Vision Terrible”.

 

DESCRIPTION DE L’ICONE

Icône sur bois, de style byzantin. Sur un fond d’or éclatant, apparaît la Vierge Marie portant, sur son bras gauche, l’Enfant Jésus. Un voile bleu foncé couvre sa tête. Sur la partie supérieure du voile, apparaît une étoile rayonnante. Au-dessus de la Vierge, à droite et à gauche, dans les coins supérieurs de l'icône, on lit :

 TEOU TEOU  (ΜΗΤΗΡ ΘΕΟΥ) abréviation de Mère de Dieu. Ces abréviations dérivent du slavon et du grec.

 

L’Enfant Jésus est dans les bras de sa Mère. Mais, au lieu d’arrêter son regard sur elle, il rejette la tête un peu en arrière et tourne les yeux vers l’objet qui met sur son doux visage un sentiment de frayeur. Ses deux petites mains serrent la main droite de sa Mère comme pour implorer sa protection. Il se rejette si vivement vers elle que sa sandale du pied droit se détache et n’est plus retenue que par une courroie.

Au-dessus de son épaule, on lit CHRISTOS CHRISTOS   (ΙΗϹΟΥϹ ΧΡΙϹΤΟϹ) pour Jésus Christ.

 

La pose de l’Enfant Jésus, le sentiment d’effroi peint dans ses traits, s’expliquent par la présence de deux archanges placés de part et d’autre et portant les instruments de sa future passion : à droite, l'archange qui, derrière Jésus, présente la croix et les clous à l'Enfant est Gabriel.

Gabriel Gabriel  

 

L’icône porte son nom inscrit en slavon (Архангел Гавриил) dans son abréviation traditionnelle : Gabriel Archange Gabriel Archange  

 

Le second archange à gauche est Saint Michel (Архангел Михаил), Michel Archange Michel Archange  

 

Michel Michel  

Il porte un vase, un bâton au bout duquel est fixée une éponge remplie de vinaigre et la lance, instrument de la Passion.


EXPLICATION SUCCINTE DE L’IMAGE

Par la scène émouvante qu’elle offre à nos regards, cette antique icône nous suggère des enseignements :

L’élan de Jésus vers sa Mère, témoin du même spectacle, et la tendre et confiante pression de leurs mains unies, nous disent que Marie fut pleinement associée par son divin Fils, dès avant le Calvaire, à ses souffrances et à son œuvre de rédemption.

Jésus, de son côté, en se réfugiant dans les bras de sa Mère, nous apprend que ce cœur maternel est notre refuge assuré, perpétuellement offert à nos craintes et à nos peines. Ses mains abandonnées entre les mains de Marie nous disent que celles-ci disposent de sa toute-puissance.

Par tout cet ensemble, Marie se montre à nous et nous est montrée par Jésus comme la Mère de Dieu, la Mère des hommes, celle qui, pour remplir sa mission providentielle, accepta la plénitude de la douleur et reçut la plénitude de l’amour et du pouvoir.

 

Un résumé du plan de Dieu

 

Plus sans doute qu'aucune autre, l'icône de la Passion résume parfaitement le mystère du plan de Dieu. Depuis l'Incarnation jusqu'à la Résurrection Glorieuse en passant par la mort sur la Croix, évoquant l'Eglise en la personne de la Vierge et son rôle salvateur.

 

Prière à Notre-Dame du Perpétuel-Secours

 

O sainte Vierge Marie, qui, pour nous inspirer une confiance sans bornes, avez voulu prendre le nom si doux de Mère du Perpétuel-Secours, je vous supplie de me secourir en tout temps et en tout lieu: dans mes tentations, après mes chutes, dans mes difficultés, dans toutes les misères de la vie et surtout au moment de ma mort. Donnez-moi, ô charitable Mère, la pensée et l'habitude de recourir toujours à vous; car je suis sûr que, si je vous invoque fidèlement, vous serez fidèle à me secourir. Procurez-moi donc cette grâce des grâces, la grâce de vous prier sans cesse et avec la confiance d'un enfant, afin que, par la vertu de cette prière fidèle, j'obtienne votre Perpétuel Secours et la persévérance finale. Bénissez-moi, ô tendre et secourable mère, et priez pour moi, maintenant et à l'heure de ma mort. Ainsi soit-il.