Les reliques présentes à la chapelle

Symboles de la jeunesse, de l'éducation et de la foi.

« J'ai vu sous l'autel les âmes de ceux qui avaient été immolés à cause de la Parole de Dieu et du témoignage qu'ils avaient porté. » (Apocalypse de St Jean apôtre 6,9)

 

En souvenir du temps où on célébrait la messe sur le tombeau des martyrs, tout autel renferme des reliques de saints. La cavité qui les recevra est le sépulcre.

Ces reliques ont été retirées de la chapelle durant les travaux de rénovation.

 

Sur les deux photos du bas on peut voir les reliques replacées dans le sépulcre avant que celui-ci soit de nouveau scellé.

 

De gauche à droite :

St Dominique Savio, St Pancrace de Rome, St Marcellin Champagnat

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Saint Dominique Savio

St Dominique Savio St Dominique Savio  

Dominique Savio (Domenico Savio), né le 2 avril 1842 à Riva di Chieri dans le Royaume de Sardaigne (aujourd'hui dans le Piémont, en Italie), mort le 9 mars 1857 à Mondonio également en Piémont-Sardaigne, est un jeune Italien, fervent chrétien, disciple de Don Bosco. Canonisé par Pie XII le 12 juin 1954, il est devenu saint Dominique Savio et le saint patron des jeunes. Le lieu de sa mort a été rebaptisé Mondonio San Domenico Savio.

 

Hagiographie

Dominique Savio est issu d'une famille relativement pauvre. Son père, Charles Savio, est forgeron, et sa mère est couturière ; ils auront huit autres enfants. Très vite, ses parents apprennent à Dominique à prier, à aimer Dieu. Il va à la messe pratiquement tous les jours et devient enfant de chœur. À sept ans, on lui propose de faire sa première communion, ce qui est relativement rare à l'époque (l'âge habituel est 12 ans). Comme il est intelligent, ses parents tentent de lui donner une instruction complète. Mais le village de Murialdo où réside la famille ne possède pas d'école. Dominique fait chaque jour, 4 fois par jour, les 4 km qui le séparent de Castelnuovo d'Asti1, où il y a une école. Beaucoup s'étonnent de voir le petit garçon faire ce long trajet seul, mais il leur répond toujours : « Je ne suis pas seul, je suis avec Dieu ». À l'école, il se fait bien vite remarquer pour ses grandes qualités. Plutôt apprécié par ses camarades de classe, il dit pourtant lui-même que ses meilleurs amis resteront toujours Jésus et Marie.

Don Bosco visite la région en 1854 : on lui parle de ce garçon pieux et intelligent. Après l'avoir rencontré et interrogé, il décide de le prendre dans son école, l'Oratoire Saint-François de Sales, qui se trouve à Turin, dans le quartier de Valdocco qui accueille environ 115 enfants. Il parle à Don Bosco de son rêve : devenir Saint. Celui-ci lui donne alors pour réponse qu'il doit tout faire avec la joie et le sourire. Un jour, deux étudiants à la suite d'une grave dispute, décident de se battre jusqu'à la mort. Dominique vient les voir, se met entre eux et brandit une croix en leur disant de le frapper en premier. Quelques jours plus tard, il parvient à les réconcilier. Il fonde un groupe de jeunes, la Compagnie de l'Immaculée Conception, ayant pour but l'édification et la sanctification de ses membres.

Mais de santé fragile, Dominique tombe malade en juin 1856. Don Bosco, inquiet, l'envoie respirer l'air natal à Mondonio pour qu'il se repose. Il y reste deux mois et revient à Turin fin août. Il entre en seconde, mais il tombe de nouveau malade. Don Bosco l'envoie à l'infirmerie puis, espérant que l'air du pays lui rendra de nouveau la santé, demande à Charles Savio de venir rechercher son fils. Dominique retourne à Mondonio le 1er mars. Il y meurt de la tuberculose le 9 mars 1857, vers 10 heures du soir. Juste avant de s'éteindre, il dit à ses parents avec un air d'extase : « Oh ! Comme c'est beau ce que je vois ! ».

Don Bosco écrit en 1858 un livre sur Dominique pour souligner sa vie exemplaire et sa sainteté.

Il est le saint patron des enfants et des adolescents, ainsi que de nombreuses écoles catholiques. Pie XII l'a donné en exemple, modèle et protecteur de la jeunesse.

 

 

Saint Pancrace de Rome

St Pancrace St Pancrace  

Il est selon la tradition né vers 289 ou 290, d'une famille noble de Phrygie ; il serait mort martyr à l'âge de 14 ans, en 304, lors des persécutions de Dioclétien à Rome.

C'est le deuxième saint de glace, fêté le 12 mai.

 

Hagiographie

Originaire de Phrygie, Pancrace, ayant perdu ses parents, fut confié aux bons soins de son oncle paternel, Denis. Ils possédaient une grande fortune. Tous deux se rendirent à Rome.

Converti au christianisme par le pape Corneille, le jeune garçon fut dénoncé comme chrétien. Il comparut devant l'empereur Dioclétien, et ce dernier lui dit, selon la légende :

    « Jeune enfant, je te conseille de ne pas te laisser mourir de male mort ; car, jeune comme tu es, tu peux facilement te laisser induire en erreur, et puisque ta noblesse est constatée et que tu es le fils d'un de mes plus chers amis, je t'en prie, renonce à cette folie, afin que je te puisse traiter comme mon enfant. ».

Mais Pancrace lui répondit, toujours selon la légende :

    « Bien que je sois enfant par le corps, je porte cependant en moi le cœur d'un vieillard, et grâce à la puissance de mon Seigneur Jésus-Christ, la terreur que tu nous inspires ne nous épouvante pas plus que ce tableau placé devant nous. Quant à tes Dieux que tu m’exhortes à honorer, ce furent des trompeurs, des corrupteurs de leurs belles-sœurs ; ils n'ont pas eu même de respect pour leurs père et mère que si aujourd'hui tu avais des esclaves qui leur ressemblassent tu les ferais tuer incontinent. Je m’étonne que tu ne rougisses pas d'honorer de tels dieux. ».

Il fut alors décapité. Il avait 14 ans. Saint Pancrace incarnait l'innocence et la foi de l'enfance. Son nom est issu du grec ancien et signifie "le tout puissant" .

Il est un des saints patrons des enfants et des adolescents.

 

Saint Marcellin Champagnat

St Marcellin Champagnat St Marcellin Champagnat  

Marcellin Joseph Benoît Champagnat naît le 20 mai 1789 à Marlhes (Loire) Il est le neuvième enfant d'une famille chrétienne. Son éducation est essentiellement familiale. Sa mère et sa tante religieuse chassée du couvent à la Révolution, éveillent en lui une foi solide, une profonde dévotion à Marie. Son père agriculteur et marchand possède une instruction au-dessus de la moyenne; ouvert aux idées nouvelles, il joue un rôle politique dans le village et la région. Il communique à Marcellin l'aptitude aux tâches manuelles, le goût de l'action, le sens des responsabilités et l'ouverture aux idées nouvelles.

 

Hagiographie

Alors que Marcellin a 14 ans, un prêtre de passage lui fait découvrir que Dieu l'appelle à la vocation sacerdotale. Marcellin dont la scolarité a été presque inexistante, va se mettre aux études « puisque Dieu le veut ! », alors que son entourage conscient de ses limites, essaie de le dissuader. Les années difficiles du petit séminaire de Verrières (1805-1813), sont pour lui une étape de réelle croissance humaine et spirituelle.

Au grand séminaire de Lyon il a pour compagnons Jean-Marie Vianney futur curé d'Ars et Jean-Claude Colin qui deviendra fondateur des Pères Maristes. Il se joint à un groupe de séminaristes dont le projet est de fonder une Congrégation comprenant des prêtres, des religieuses et un tiers ordre, portant le nom de Marie, la "Société de Marie", pour rechristianiser la société. Frappé par la détresse culturelle et spirituelle des enfants de la campagne, Marcellin sent l'urgence d'y adjoindre des frères pour l'éducation chrétienne de la jeunesse. « Je ne puis voir un enfant sans avoir le désir de lui faire connaître combien Jésus-Christ l'a aimé ». Au lendemain de leur ordination (le 22 juillet 1816), ces jeunes prêtres vont se consacrer à Marie et mettre leur projet sous sa protection dans le sanctuaire de N.D. de Fourvière.

Le 2 janvier 1817, seulement 6 mois après son arrivée à La Valla, Marcellin jeune vicaire de 27 ans, réunit ses deux premiers disciples: la congrégation des Petits Frères de Marie ou Frères Maristes, naît dans la pauvreté, l'humilité, la totale confiance en Dieu, sous la protection de Marie. Tout en assurant son ministère paroissial, il forme ses frères, les préparant à leur mission de maîtres chrétiens, de catéchistes, d'éducateurs des jeunes.

« Faire connaître et aimer Jésus-Christ » est la mission des frères. L'école est le milieu privilégié pour cette mission d'évangélisation. Marcellin inculque à ses disciples le respect, l'amour des enfants, l'attention aux plus pauvres, aux plus ingrats aux plus abandonnés, les orphelins en particulier. La présence prolongée auprès des jeunes, la simplicité, l'esprit de famille, l'amour du travail, le tout à la manière de Marie, sont les points essentiels de sa conception de l'éducation.

La maladie a raison de sa robuste constitution. Epuisé par la tâche il meurt à l'âge de 51 ans le 6 juin 1840, laissant à ses frères ce message: « Qu'il n'y ait parmi vous qu'un même coeur et un même esprit. Qu'on puisse dire des Petits Frères de Marie comme des premiers chrétiens: voyez comme ils s'aiment ! ».

Marcellin Champagnat, déclaré vénérable dès 1920 par le pape Benoît XV, est béatifié en 1955 par le pape Pie XII. Il est enfin canonisé le 18 avril 1999, par le pape Jean-Paul II.