1901 à ...

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Si le vingtième siècle débuta sous un jour souriant pour notre Institution avec la fête du cinquantenaire, le 2 juillet 1901, au cours de laquelle fut inaugurée la salle des fêtes bâtie par les anciens élèves, le collège se trouva malheureusement au rendez-vous de l'histoire européenne en 1914. Saint-Amand fut pris dans la tourmente de la première guerre mondiale. Le 31 juillet, les sirènes des usines, les cloches de l'église Saint-Martin et celles du carillon de la Tour ont averti la population de la mobilisation. Les Allemands arrivent dans la ville à cinq heures du matin. La population civile de l'Amandinois et du Pévèle devient la proie de représailles parfois sanglantes comme à Orchies. Des réquisitions alimentaires opérées par les occupants affaiblissent les habitants. Un laissez-passer est nécessaire après vingt heures...

 

Au collège Notre-Dame-des-Anges, les Allemands installent des soldats et des prisonniers; les études et les dortoirs, la salle des machines et la salle des fêtes sont réquisitionnés et servent à installer une "ambulance", c'est-à-dire un hôpital militaire pour les premiers soins aux blessés. Les cours ont donc difficilement lieu. De plus, la plupart des professeurs ont été mobilisés et sont au front. Il reste au collège Monsieur Thomas, professeur d'allemand, sœur Madeleine et Monsieur Clément, qui enseignera en français.

 

L'année scolaire débutera en fait le 13 janvier 1915 avec les rares élèves restés à Saint-Amand. En classe enfantine, située tantôt au pensionnat Jeanne-d'Arc, tantôt dans les salles du collège, tantôt dans une classe voisine de la chapelle, on compte 17 élèves. Le collège en accueille alors 23 en tout, répartis en trois classes. Les professeurs et quelques personnes dévouées, au nombre de huit, assurent des fonctions variées auprès des jeunes, allant de l'enseignement à l'économat ...

 

Le pensionnat ne peut plus fonctionner bien évidemment alors qu'en décembre 1913, le président des anciens élèves et l'économe offraient le champagne aux professeurs et aux élèves pour fêter le centième pensionnaire de l'Institution. L'heure était encore aux joies de la réussite et de la satisfaction pour les efforts accomplis par toute l'équipe enseignante de cette époque. Rien ne laissait présager les heures sombres de l'année suivante et cette occupation des bâtiments par environ quatre cents soldats allemands.